Retour vers la franchise: Assassin’s Creed, Origins

Retour vers la franchise: Assassin’s Creed, Origins

Il y a quelques années j’ai été invité à une croisière sur le Nil, partie Haute-Egypte.
Pas de pyramides donc, mais la majesté du fleuve, la simplicité des villages, la beauté des ruines…
Mais ce qui m’a le plus frappé, ce sont les temples.

Un voyage enchanteur que je revis un peu virtuellement grâce au jeu: Assassin’s Creed, Origins.

Vue du hublot de ma cabine. Ou presque.

Bayek, un Medjaÿ (sorte de guerrier d’élite, protecteur du Pharaon et du peuple égyptien), et sa compagne tout aussi bad ass (voire pire), vont chercher à venger leur fils assassiné par un groupe de méchants notables et autres fanatiques religieux ambitieux et fourbes qui profitent de la faiblesse du Pharaon Ptolémée XIII.
Une aventure qui leur fera traverser mers, déserts, montagnes, villes aux architectures variées (Alexandrie, Memphis …), explorer les pyramides, disputer des courses de chars, des combats de gladiateurs, des batailles navales, rencontrer Jules César, et participer aux manœuvres de Cléopâtre pour conquérir le pouvoir … et oui, rien que ça!

Vous aimez les histoires avec des gladiateurs? Vous allez être servi.

Reprenant les recettes qui ont fait le succès de la franchise mais s’inspirant aussi des derniers gros succès des jeux vidéos comme The Witcher 3, Origins est très orienté RPG: Bayek pourra via son arbre de compétences se spécialiser vers un gameplay de guerrier, d’archer, ou d’un homme de l’ombre. Ces choix auront un impact réel sur les solutions (nombreuses) qu’il aura pour appréhender un combat, un assassinat, ou une infiltration de zone.
Système de niveaux, puissance des coups, puissance des armes, tout peut être amélioré.
Les personnages sont réalistes, les animations cinématographiques soignées, les quêtes sont immersives et jamais répétitives.
Les esthètes ne seront pas en reste et pourront se faire plaisir en choisissant leurs tenues et montures, car celles-ci sont purement cosmétiques. Le jeu propose bien sûr une boutique in-game.


Les déplacements du personnage sont fluides, les parkours sans accrocs, les voyages à cheval (ou à dos de chameau pour les puristes) très plaisants. Un système intelligent permet même aux montures de suivre la route principale ou de se rende automatiquement vers un marqueur placé sur la carte, ce qui permet d’admirer tranquillement le paysage!

Les combats sont réalistes, nerveux, et fortement diversifiés par les choix de l’arbre des compétences, ou par les armes dont chaque type possède des possibilités d’actions particulières.
Et assassiner un ennemi depuis une hauteur, d’un buisson ou d’une botte de foin est toujours aussi plaisant.

Pan, dans la tête!

Bayek a également un fidèle allié: un aigle, Senu, qui à la façon d’un drone lui permet d’effectuer des reconnaissances, ou tout simplement de faire une balade depuis les airs pour profiter d’une autre façon des magnifiques paysages.

Car c’est à mon avis l’aspect le plus remarquable du jeu: Ubisoft nous offre une reproduction éblouissante de l’Egypte ancienne, une carte immense, en open world, qui donne vraiment l’impression d’effectuer un voyage dans le temps.
Des grandes cités aux inspirations grecques ou romaines, des villages pittoresques avec leur marchés (on remarquera d’ailleurs la qualité du moteur de jeu animant de nombreux personnages non joueurs rendant l’ensemble très vivant), les quais de pêcheurs, les brasseries, les tanneries… jusqu’aux oasis au cœur du désert, tout est un véritable régal pour les yeux, une immersion complète dans cette ancienne culture.


Bien qu’en terme de culture, les rares distractions de l’époque semblaient se résumer aux violents combats de gladiateurs et autres courses de chars.
Si ce n’est les temples qui, l’ai-je précisé? m’ont particulièrement frappé.

Les temples égyptiens: lieux de vénération des dieux, de célébration des fêtes, lieux de vie, de rencontre, lieux stratégiques de mémoire collective, de conservation de l’histoire et des connaissances, gravés sur ses murs et ses piliers, honorés régulièrement de la visite des plus puissants, de Pharaon lui-même!
Les temples et leurs grands prêtres, qui présidaient aussi à l’accompagnement des mourants, à l’embaumement des défunts, et parfois aux sacrifices…
Le tout protégé par une gigantesque façade.
Il faut s’imaginer le peuple égyptien de l’époque, n’ayant souvent pour seule perspective que les champs de roseaux, rassemblé devant cet immense écran illustré, coloré, éclairé de milles feux, les ombres des statues qui dansaient sur les hiéroglyphes, les musiciens, les jongleurs, et les sermons des grands prêtres…

Les frères Lumière, c’est pour les touristes. Je crois que ce qui a fait de l’Egypte antique la première grande civilisation multimillénaire de l’histoire de l’humanité, c’est qu’elle a inventé le cinéma.

A votre avis, les multinationales d’entertainement comme Netflix sont-ils les nouveaux grands temples du monde moderne?
Vous avez 4 heures.

Alors, faut-il jouer à Assassin’s Creed, Origins?

Evidement, foncez.
Et si comme moi vous en passez des nuits blanches, n’en soyez pas surpris!

Davy

Geek avant que ce soit cool (jeux vidéos, science-fiction, technologies ...), passionné du web, j'ai décidé d'en faire mon métier! Créatif, amateur de design, développeur, blogueur depuis peu avec WordPress, et auteur amateur (l’adjectif s’applique à toutes les catégories).

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